Buenos Aires, la capitale de l’Argentine

Buenos Aires – du mercredi 31 octobre au mercredi 7 novembre 2012

Mercredi 31 octobre, Iguazu, lever 7h45, presque 24 heures de voyage nous attendent pour rejoindre Buenos Aires en Argentine …

9h30 départ de l’hostel. Notre bus est prévu à 13h00. Nous prévoyons un peu de marge sachant que 3 jours plus tôt, le passage de la frontière entre Foz do Iguaçu (Brésil) et Puerto Iguazu (Argentine), (11km à vol d’oiseau) a pris 2 heures … L’objectif : prendre un bus à la gare routière de Puerto Iguazu (Argentine) pour rejoindre Foz do Iguaçu (Brésil) d’où part notre bus longue distance pour Buenos Aires (Argentine). Vous m’avez suivi ?

Nous payons donc le trajet Puerto Iguazu-Foz do Iguaçu (8$Ar/pers). Arrivés à la frontière argentine, nous procédons aux formalités de sortie du territoire, remontons dans le bus ; arrivés à la frontière brésilienne, le chauffeur n’attend pas et nous dit que le prochain bus passe dans 20 à 30 min  🙄 En 3 min, nous faisons les formalités d’entrée au Brésil (pour ressortir dans quelques heures…)  et faisons le pied de grue… 5 à 10min passent, un bus arrive ! c’était moins long que prévu, heureusement car le temps passe, passe. Le chauffeur nous indique que notre ticket n’est pas valable sur cette ligne de bus car ce n’est pas la même compagnie « grrrrrrr » et qu’il faut payer à nouveau un ticket. 2 solutions : payer et être à l’heure pour prendre notre bus pour Buenos Aires, ou tenter d’attendre le prochain avec le risque qu’il ait du retard et que nous loupions le bus pour Buenos Aires… Bien sûr nous re-payons (5,3$Ar)… Bref, nous prenons le bus longue distance de la compagnie PLUMA pour Buenos Aires sans encombre, et c’est parti pour 18 heures de trajet…

Jeudi 1er novembre. L’arrivée du bus est prévue à la gare routière de Buenos Aires à 7h00. Ana et Oscar – des amis argentins d’amis orléanais – ont proposé de venir nous chercher à la gare avant de partir au travail. Nous avons convenu que si le bus a du retard (nous avons eu jusqu’à 2 heures de retard lors de notre trajet en bus de Sao Paulo à Foz do Iguazu), ils nous attendraient jusqu’à 8h45 ; en cas de retard plus important, nous rejoindrions Quilmes – où ils habitent – avec le train de banlieue. Contre toute attente, le bus arrive à 5h45, il nous faut donc attendre 7h00… En parcourant internet, j’avais vu qu’un Starbucks Coffee est implanté à Retiro, idéal pour un petit-déjeuner après 18 heures de bus  😛 Nous partons donc à la recherche du Starbucks… avec les gros sacs… Starbucks qu’ils ne trouvèrent jamais. Je vous laisse imaginer les mots de tendresse de Nicolas après une longue marche de recherche  😈 (en fait Retiro signifie à la fois la gare routière et un quartier de Buenos Aires…). Tans pis… nous retournons à la gare pour attendre Ana et Oscar. Nous faisons enfin la connaissance d’Ana, Oscar et leur fille Clara, avec qui nous avons échangés par mails depuis plusieurs semaines, cela fait plaisir de les rencontrer. Ils nous installent chez eux, car ils vont habiter chez le père d’Oscar durant notre séjour (qui habite la rue d’à côté); nous qui ne voulions pas déranger, c’est raté ! Après les recommandations d’usage, Ana et Oscar partent travailler. Nous nous retrouvons comme à la maison, ce qui est très agréable il faut bien l’avouer… Première action : prendre une douche ! Après 18 heures de voyage, une simple douche est un vrai bonheur… Après, il s’agit de ne pas se poser sinon nous ne décollerons plus, nous partons faire quelques courses car nous ne voulons pas dévaliser le réfrigérateur. Retour pour le déjeuner pâtes et saucisses reconstituées (Nico : « du genre knackis mais en bien plus dégueu ») (Sab : « Nicolas s’en souvient encore 😛 »). Il est 14h00, rien de programmé… le moment idéal pour une sieste (un luxe !!!). Le reste de l’après-midi est relax et la nuit réparatrice.

Bon, ce n’est pas le tout mais nous ne sommes pas venus à Buenos Aires pour dormir. Le lendemain, le vendredi 2, départ 11h30 par le train ligne C de Quilmes à Buenos Aires (4$Ar aller-retour/pers, soit 0,65€).

Promenade urbaine dans el Centro, avenidas Mayo et San Martin, Florida :

– l’obélisque :

– le Cabildo :

– le Palais de la Nation argentine :

– la Casa Rosada (palais présidentiel rose) :

– l’antenne radio avec le portrait d’Eva Perón :

–  le quartier haussmannien et les maisons d’architectures intéressantes (Palais Barolo, Confitería del Molino,…).Le soir Ana et Oscar nous invite à un asado chez le père d’Ana. La maison est très belle, avec une agréable terrasse où se trouve l’immense barbecue. Oscar est aux commandes. Avant de venir, nous avons cherché ce que nous pourrions apporter à nos hôtes, difficile de choisir car nous ne nous y connaissons pas en vin, encore moins en vin argentin. Nous avons trouvé une bouteille de « Mumm industria argentina ». En espérant que le liquide soit bon, en tout cas il y a un clin d’œil à la France. La bouteille fait son effet, tant mieux. Nous passons une soirée très agréable en famille, avec un très bon repas, avec un peu d’espagnol, un peu d’anglais, un peu de français, beaucoup de rires, un très bon souvenir de voyage. Ana et Oscar insistent pour nous raccompagner à l’appartement même si la distance à parcourir à pied n’est pas longue. On sent quand même que les gens sont très attentifs à la sécurité notamment le soir et la nuit.

Le samedi 3, deuxième journée à Buenos Aires. Notre visite commence par le quartier de la Boca, surprise. Il est environ midi et tout le quartier est bouclé : barricades, policiers armés, chiens, pompiers … ??? Nous sommes samedi et ce soir un match de football est prévu dans le stade de la Boca. La tension est déjà palpable, les forces de l’ordre se préparent à recevoir les supporters, c’est assez stupéfiant de voir qu’un événement sportif nécessite tant de logistique pour éviter les débordements… Vive le sport, vive le Fairplay…

Nous poursuivons notre déambulation jusqu’aux célèbres maisons colorées de la Boca, c’est Disneyland, uniquement des restaurant remplis de touristes, mouais… Nous poursuivons par une petite rue derrière beaucoup plus agréable car peu empruntée, où les artistes locaux exposent leurs œuvres, c’est plus sympathique.

Après un 16h00-déjeuner nous poursuivons par le quartier San Telmo, où Charlie pose fièrement auprès de Mafalda, personnage de bande dessinée argentine connue jusque dans nos contrées.

Sur le chemin qui mène au Puerto Maduro (l’ancien port industriel dont les quais ont été réaménagés et offrant aujourd’hui des restaurants, bars et lieux de détente), nous croisons un bus urbain rempli de supporters de l’équipe de football de la Boca criant, chantant et sautant dans le bus.

Avant de retourner à el Centro pour rentrer, nous faisons un détour pour prendre la ligne A du métro. (Ce qui suit n’est pas ma prose mais je trouvais l’article intéressant et je sais que des amateurs des chemins de fer suivent notre blog) : « (le métro ligne A de Buenos Aires) va fêter son centenaire l’année prochaine. Ouvert au public le 1er décembre 1913, le métro de la ligne A est le plus vieux d’Amérique Latine et de l’hémisphère sud (et le treizième au monde, après ceux de Londres, Athènes, Istanbul, Vienne, Budapest, Glasgow, Paris, Boston, Berlin, New York, Philadelphie et Hambourg).  Contrairement à ses homologues européens et nord-américains, il conserve une grande partie de sa « flotte », puisque la majorité des wagons mis en circulation au début du XXe siècle fonctionnent encore ! D’autant plus remarquable, lorsqu’on sait que les unités fabriquées par la société belge « La Brugeoise » entre 1911 et 1919, possèdent une structure entièrement en bois. A l’intérieur, les bancs et l’ensemble en bois extrêmement bien conservés nous font replonger un siècle en arrière. Une partie des seize stations de cette ligne, qui relie la Place de Mai (où l’on trouve la Casa Rosada, le Cabildo et la Cathédrale) à Carabobo, en passant par le Congreso notamment, ont été déclarées « monuments historiques nationaux ». Jusque dans les années 1960, elle était connectée au tramway du quartier de Caballito, devenue aujourd’hui une simple attraction touristique. A l’époque de sa construction, chaque station arborait une palette de mosaïques de couleurs différentes, tout simplement afin de permettre à une population en partie analphabète de savoir où s’arrêter. Aujourd’hui la ligne A transporte environ 216 000 personnes par jour et constitue bien évidemment une attraction pour les touristes et autres amateurs d’histoire ferroviaire. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de prendre ce métro, ne tardez pas trop, car les wagons d’origines devraient petit à petit être remplacés par des unités fabriquées en Chine dans les mois à venir… ». Nous avons donc fait un aller-retour sur la ligne A, un voyage dans le temps, avant de nous en retourner à Quilmes.

Le dimanche, Ana et Oscar nous propose de passer la journée à Tigre, « la Venise verte de Buenos Aires », située à une heure de voiture.

Après une promenade dans le marché où s’exposent vannerie, meubles, objets de décoration, nous prenons un bateau pour parcourir les canaux, voir les maisons traditionnelles construites sur pilotis, chaque maison a son propre point d’embarcadère. Aperçu lors de la navigation, el Museo Casa Sarmiento. C’est dans cette résidence secondaire que venait souvent se reposer l’ancien président Domingo Sarmiento. Elle est aujourd’hui protégée sous une immense verrière qui la recouvre totalement. Elle a été transformée en maison-musée. Une promenade rafraichissante et relaxante sur les canaux. C’est à bord du bateau que nous avons fait notre première expérience du Maté.

Le Maté est la boisson traditionnelle, répandue en Amérique du sud. Il s’agit de l’infusion de la yerba maté dans de l’eau chaude. Elle se boit dans une calebasse grâce à un tube métallique qui sert aussi de filtre, la bombilla. (Nous avions était surpris dans le parc des chutes d’Igazu de voir des personnes se promener avec ce « pot avec une paille » contenant des herbes et un thermos pour l’eau chaude sous le bras, nous avions trouvé l’appareillage pas pratique à transporter…) La première impression est un goût fort et amer qui nous a rappelé le thé vert au Japon. Les gens ajoutent du sucre pour en adoucir le goût. Nous sommes contents d’avoir goûté mais ne sommes pas devenus adeptes. Cette bonne journée se termine par un tour au jardin public de BA, lieu de rencontre des rollers le week-end, au milieu des roses et des arbres fleuris appelés Ceibo, emblème de l’Argentine.

Le lundi est une journée de détente absolue entre grasse-matinée, lessive (et oui, il faut remettre tout les indicateurs au vert et commencer à préparer la suite du voyage), une bonne ratatouille pour repas (il s’agit la aussi d’une (re)découverte des petits plaisirs simples : des légumes !). Une petite promenade à Quilmes pour s’aérer en fin d’après-midi.

Mardi 6 novembre, dernière journée entière à Buenos Aires, il faut que nous en profitions pour finir notre visite de la ville. A midi dans le train de Quilmes pour BA, le train s’arrête en pleine voie… Nous comprenons (ou pensons comprendre) qu’il faut attendre une nouvelle locomotive venant BA et prenons notre mal en patience. Nous avons le temps d’étudier la camelote de chaque vendeur ambulant qui traverse le wagon : empanadas (croissants frits remplis de viande ou légumes), bebidas (boissons en cannette : bières, eau, soda,…), helados (pots de 250ml de glace qui finissent par la fenêtre du train une fois ingurgités 😕 , les notions de gestion des déchets et de recyclage semblent encore assez éloignés des préoccupations des argentins), pelliculas (CD et DVD piratés), coupe-ongles, paquets de mouchoirs en papier (et oui, il n’y a pas de petits profits), … Arrivés à Retiro, première mission est d’acheter les billets de bus pour Puerto Madryn pour le lendemain. Nous poursuivons par la visite du quartier de Recoleta où nous visitons le cimetière comprenant des tombeaux funéraires impressionnants érigés par de riches familles et où est notamment situé le tombeau de la famille Perón (Eva).

En passant devant la faculté de droit, nous traversons le parc à proximité où se dresse une étonnante fleur de métal (Floralis Generica), financée et conçue par l´architecte Eduardo Catalano, de 20m de haut, la fleur s´illumine et se referme la nuit.

Anecdote : nous croisons un promeneur de chiens, nous en dénombrons au minimum dix !

Le soir nous retrouvons Ana, Oscar et Clara pour manger au restaurant à Quilmes, suivi d’une très bonne glace dans un glacier recommandé par nos hôtes : chocolat suisse / maracuja, miam miam  :mrgreen: Une bien agréable façon de conclure notre séjour à Buenos Aires, qui aura été marqué par la gentillesse et l’hospitalité d’Ana, Oscar , Clarita et leur famille. Une bouteille de Cachaça (du brésil) et le livre en français « Le tour du Monde en 80 jours » de Jules Verne sont des présents bien insignifiants en remerciement de tant d’hospitalité…

Mercredi 7 novembre, rendez-vous à 15h00 à la gare routière Retiro pour prendre notre bus pour Puerto Madryn.  Je ne peux pas passer sous silence le trajet horrible – et donc la nuit horrible – passé à bord du bus ANDESMAR de Buenos Aires à Puerto Madryn. Nous avions décidé de prendre un bus « con servicio » (avec service à bord), plus cher qu’un trajet « sin servicio » (sans service). Nous nous sommes dit qu’il fallait au moins une fois pendant notre périple se payer le luxe de prendre un bus avec sièges confortables et service et nourriture compris (jusqu’ici, par soucis d’économie et de « choix de la nourriture », nous emportions nos sandwiches lors des longs trajets en bus). Arrivée dans le bus, on s’installe, c’est plutôt confortable en effet. Nous ne sommes pas encore partis, nous sentons l’odeur de la cigarette. Arggh, l’auxiliaire fume à l’intérieur du bus… Il nous semblait qu’il n’était pas autorisé de fumer à l’intérieur des transports en commun…  Ensuite, moment sympathique tout de même, l’auxiliaire improvise un bingo (loto)… un bon moyen d’apprendre les nombres en espagnol. En jeu, une bouteille de vin.  Bon, nous n’avons pas gagné, je ne suis pas certaine que nous ayons bien pointé tous les nombres sur notre grille… L’auxiliaire me stresse, on dirait Zébulon, il sautille partout dans le bus. Nous avons ensuite droit à la séance cinéma pour nous tenir en éveil jusqu’à l’heure du repas (pense-t-on). Un film choisi par l’auxiliaire qu’il sort d’une pochette plastique, telle que nous en avons vu avec les vendeurs ambulants dans le train de Quilmes – le son à fond, donc même sans vouloir regarder le navet proposé il est difficile de faire autrement que de l’écouter puisque impossible d’écouter sa propre musique, de lire un bouquin ou de dormir… Le film se termine mais si le magnéto n’est pas arrêté, le film tourne en boucle :/ L’auxiliaire arrête enfin le film. Il doit être 20h00, nous attendons le repas. 21h00, 22h00, 23h00, nous avons les crocs qui rayent le sol linoléum du bus. Nicolas demande à l’auxiliaire à quelle heure va être servi le repas, dans 20 minutes… 23h15, 23h30, 23h45, je retourne voir l’auxiliaire : « Ahora (maintenant). / Ahora ahora o ahora en una hora ? maintenant maintenant ou maintenant dans une heure ?) / Ahora. Bon… En effet, 5 minutes après le bus s’arrête et l’auxiliaire récupère auprès d’une camionnette des poches plastiques. Le repas est ensuite servi. Il est minuit et demi. C’est consistant mais pas bon, en 10 minutes l’auxiliaire repasse pour ramasser les déchets. Ensuite les lumières s’éteignent et le bus continue sa route. Il s’arrête plusieurs fois notamment pour faire un changement de chauffeurs. Nous arrivons à Puerto Madryn à 11h00 au lieu de 9h00… C’est notre troisième trajet en bus de nuit, le plus cher et le plus horrible.

En conclusion, il n’est pas utile de dépenser plus pour un service à bord et la nourriture comprise, mieux vaut prendre ses dispositions en terme de nourriture (prendre ses sandwiches pour manger ce qu’on veut à l’heure que l’on veut) et de divertissements (prendre sa musique, son livre, son film), voire se réserver la possibilité (le luxe) de dormir. La prochaine fois nous éviterons si possible la compagnie ANDESMAR.

 

Finalement, nous sommes arrivés à Puerto Madryn, et nous allons pouvoir découvrir la faune marine qui fait sa réputation, à suivre …

9 réflexions au sujet de « Buenos Aires, la capitale de l’Argentine »

  1. De nouveau un excellent reportage qui nous montre bien tant la grande ville argentine que les difficultés, voire les déconvenues, de nos routards… (merci pour les précisions concernant le métro en bois).
    Bises à tous deux.

  2. Bravo pour le blog, et superbe voyage vraiment.
    Continuez à nous faire partager ne serait ce qu’une centième de ce que vous vivez, c’est déjà beaucoup.
    bises

  3. très heureuse de constater que vos petits déboires ne sont que …. PETITS …. mais sûrement très contrariants sur le coup ! Merci Sabrina pour la rédaction des commentaires….. Nicolas ne fait « que » les photos : c’est le partage ( équitable ? ) des tâches …?. en tout cas , mamy Odette apprécie beaucoup ,et vous embrasse car JM lui envoie tout ça imprimé dès parution ! Bonne continuation , nous on prép les valises pour Londres , on aura aussi photos et anecdotes …..!!!

  4. Merci de vos commentaires ! Cela nous encourage à rattraper notre retard de publications 😉
    @ CuisineAuWok (sympa le pseudo 😉 ) : OK pour le contact à Sydney, merci beaucoup !
    Nous sommes preneurs de tous les contacts, bons plans, avis et conseils sur les choses à voir, à faire, à goûter. A bons entendeurs 😀

  5. Oui oui, il faudrait peut être rattraper le retard dans les publications… On est en Bolivie là, et on n’a pas lu le Pérou…
    Je rigole mais c est très chouettes ces articles.
    Continuez bien et prenez soin de vous.

  6. Merci à vous pour les récits de vos déplacements………….pas facile de voyager……et dire que nous , nous nous énervons quand le tram a quelques minutes de retard.
    Gros bisous à vous.

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